Guide · Trésorerie
Lire sa position de trésorerie quand les livres sont à jour trois mois plus tard
Le 5 du mois, votre banque affiche un solde. Vos livres comptables, eux, décrivent un trimestre déjà loin. Entre les deux se trouve votre vraie position de trésorerie — et la plupart des dirigeants de PME n’ont jamais le temps de la poser par écrit. Ce guide montre comment l’établir à partir des pièces que vous avez déjà : relevés bancaires et factures.
Le solde bancaire n’est pas une position de trésorerie
Le solde dit combien la banque détient à l’instant T. Il ne dit ni ce qui va sortir (chèques remis non débités, effets à payer, salaires et TVA de fin de mois), ni ce qui va entrer (clients qui doivent encore payer). Un solde de 800 000 MAD peut coexister avec un découvert dans trois semaines. C’est exactement le genre d’écart qui se voit trop tard quand on pilot au tableau de bord de la banque en ligne.
La position de trésorerie répond à une autre question : au regard de ce qui est déjà engagé, combien je détiendrai, et pourquoi. Pour y répondre, trois sources suffisent — mais il faut les tenir ensemble.
Les trois pièces qui composent la position
- Le relevé bancaire de chaque compte, sur au moins trois mois. C’est la seule source du « ce qui est vraiment passé ».
- Les factures clients, réglées et en attente. La liste des impayés, avec leurs échéances, est votre entrée de trésorerie future.
- Les factures fournisseurs, payées et à échoir : elles forment vos sorties à venir, y compris celles qui n’ont pas encore touché le compte.
Le cabinet comptable, lui, travaille pour la déclaration et le contrôle, plusieurs mois après. Il n’empêche pas de tenir ces trois pièces au journal — il les reprendra ensuite. La position de trésorerie se tient au présent ; les écritures définitives suivront.
Une méthode en cinq étapes
- Exportez vos relevés en PDF ou Excel et listez chaque mouvement des trois derniers mois.
- Rattachez chaque ligne à sa pièce : la facture client ou fournisseur qui la justifie. Une ligne sans pièce est une anomalie à traiter, pas un détail à ignorer.
- Dressez les engagements à venir : clients prévenus d’un paiement à date, fournisseurs à échéance, échéances sociales et fiscales connues.
- Projetez le solde semaine par semaine sur 90 jours : solde du jour, moins les sorties à échoir, plus les encaissements attendus.
- Gardez la trace. Un chiffre que vous ne pouvez pas rouvrir sur sa pièce ne sert pas deux fois : le mois suivant, personne ne sait plus d’où il venait.
Ce qui fait dérailler la position
Trois failles reviennent : la facture saisie deux fois, qui gonfle une dette ou un décaissement ; le client qui paie tard sans qu’on le voie, parce que l’échéance vivait dans une feuille Excel tenue à la main ; et le chiffre recalculé de mémoire, qui ne rapproche plus jamais deux fois le même total. Le remède est le même à chaque fois : chaque montant doit pouvoir s’ouvrir sur la ligne bancaire et la facture d’origine.
C’est la question que Mizan pose à chaque écran : « pourquoi ce chiffre ? ». On dépose ses relevés et ses factures, la lecture automatisée propose les champs avec leur source et leur statut, et un moteur déterministe rapproche et calcule la position et une prévision à 90 jours. L’IA suggère et explique, elle ne décide jamais un chiffre financier. La souscription se fait sur la page de Mizan, pour 2 500 MAD par mois et par entreprise, après création d’un compte.
Une position de trésorerie que l’on ne peut pas retracer ligne par ligne n’est pas une information : c’est une opinion sur l’argent.
Mizan est opérée de bout en bout par des agents IA sur NanoCorp, ce qui nous permet de garder ce guide à jour sans y passer nos journées.